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Chaos and creation in the backyard
 

Fiche technique

Groupe : Paul McCartney

Producteur : Non disponible

Distribution : EMI

Année : 2005

Genre : Songwriting

Autres albums : Driving rain |  

 

Chronique i-muzzik.net ( Harry )

 

Ne faisons pas la fine bouche et soyons honnêtes même si, à quelques rares exceptions près (Neil Young, Léonard Cohen, Bowie,..), les songwriters de plus de cinquante ans nous tapent sur le système, « Chaos and creation in the backyard » le nouvel album de Paul McCartney est vraiment bien. Est-ce la présence de Nigel Godrich derrière les manettes qui fait que nous nous sentons à l’aise avec ce disque ? Certainement en partie mais pas totalement car quoi qu’on en pense au final, Paul McCartney est encore capable d’écrire des mélodies séduisantes, pleines de profondeurs et un peu tordues. Des chansons pop simples et amples à la fois, construites à partir de lignes dont il a le secret et qu’il laisse se développer avec une liberté rarement utilisé en solo. Ce n’est pas McCartney qui décide de la mise en forme, c’est la chanson elle-même qui l’appelle comme une évidence, comme un besoin vital. C’est dans la primauté donnée aux chansons devenues les véritables donneuses d’ordre, la méga star McCartney passant au second plan, que se joue la réussite du disque et l’utilité d’un producteur comme Godrich. Au final, la seule chose qui manque à « Chaos and creation in the backyard », c’est l’âge de son auteur, un peu âgé pour faire fantasmer. Un manque bien futile en fait.

 
Extrait de l'album
 
 

Chroniques des Internautes

 

Pierre Derensy : Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes lorsque le (grand)père Mc Cartney nous amène sa vison des choses qui n’a jamais été et n’est toujours pas simpliste… On peut être Saint Paul pour une grande partie de la planète musicale, faire de la pré-retraite humaniste comme tout bon tutélaire de famille anglaise qui dépasse l’âge de raison mais aucunement âme utopique avec des odes à la paix comme à pu les écrire son compagnon John Lennon (mais les circonstances du moment faisait peut être office de rêves à partager). Avec « Chaos And Création » c’est bien dans le fond du jardin, sobre et purifié, comme il se montre sur la pochette de son disque qu’il retrouve la vigueur de ses 16 ans. Ce retour de flamme dont le briquet est une guitare acoustique, prouve que loin des grosses productions pour stade pantagruélique, reste l’homme derrière la haie et qu’il est encore pas mal ma fois. Il suffit d’écouter « Jenny Wren » balade admirable ou le violon berce toutes nos histoires de filles qu’elles s’appellent Michelle, Linda, Germaine ou Ruth, pour comprendre que le génie n’est pas une histoire d’âge, de géographie mais plutôt une affaire de circonstances. Regroupant 14 chansons rapides et dominés par le sentiment d’être déjà des classiques, piano mordant des paroles sombres ou légères sur « Promise To You Girl » ou « A Certain Softness », ce disque que l’on compare à ‘RAM’ (une légende) ne porte pourtant aucune marque de temps passée, présent ou à venir. Tout en étant mythique ce n’est pas le XXème énième opus solo d’un porteur d’eau nostalgique d’une époque révolue mais bien un renouveau artistique en grande partie du au géniales songwritting et aux compositions ciselées du maître argumenté d’une production moderne. Car ce disque est surtout l’œuvre de 2 personnages hors du commun. L’un chanteur que nous venons d’évoquer et l’autre bâtisseur attitré du son qui a fait la fortune de Radiohead, Beck ou encore Air s’appelant Nigel Godrich. Le garçon n’ayons pas peur des mots le pris entre ses mains comme on façonne un débutant. Retournant au stade de petit scarabée, Macca a eu pour l’occas, en face de lui un adversaire coriace afin de retrouver le meilleur de son impressionnante discographie. En lui demandant de régénérer une nouvelle fois l’homme orchestre, lui offrant presque tous les instruments à jouer sur le disque (ce qui lui avait plutôt bien réussit au temps de ‘RAM’ encore lui) Nigel Godrich a déboulonné la statue de commandeur pour présenter un jeune garçon à l’œil vif sortant à peine de la caverne de Liverpool. C’est donc la vision de l’instrumentation et de l’orchestration so british de sir Paul bousculé par un méthodiste accompli de la console qui frappe fort comme au grandes heures de gloires du quatuor dans le vent. Ce climat régénérateur, par exemple grâce à une simple flûte d’école qui accompagne un piano de professeur de collège sur « English Tea » et l’autodérision en bandoulière, va très bien au teint de Mac Cartney. Saluons pour le geste, le retour aux affaires de l’un des monstres de la musique pop moderne.

 

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